Budget & tarifs
Vous l’avez sûrement vue passer, cette pub. Un site pro, cinq pages, livré en 48 heures, pour 89 euros. Une seule fois, rien de plus. Depuis que l’IA sait sortir une maquette et des textes en quelques minutes, ces offres poussent comme des champignons.
Je ne vais pas crier à l’arnaque. On vous livre bien un site : il s’affiche, il est propre, il tient sur un téléphone. Mais je fais ce métier depuis assez longtemps pour savoir qu’entre un site qui existe et un site qui sert à quelque chose, il y a un vrai fossé. Et c’est précisément dans ce fossé que part le temps d’un projet sérieux.
Alors j’ai eu envie de poser les choses à plat. Pas seulement pour vous vendre mes services (un peu quand même, je ne vais pas faire semblant), mais pour que vous sachiez quoi demander, quel que soit le prestataire que vous choisissez.
Ce que l’IA fait très bien
Soyons justes. Générer une mise en page soignée, quelques textes corrects et des images, l’IA le fait aujourd’hui en un rien de temps. Je l’utilise moi aussi, tous les jours, et elle me fait gagner des heures sur les tâches répétitives.
Le hic, c’est que cette partie visible est la plus petite du travail. Le reste ne se voit pas sur une capture d’écran. Et c’est justement ce reste qui fait venir des clients.
Avant les pages, il y a des questions
Quand je démarre un site, je n’ouvre pas WordPress. Je pose des questions. Qui sont vos clients ? Qu’est-ce qu’ils tapent dans Google quand ils ont besoin de vous ? Qu’est-ce qui les fait hésiter ? Et qu’est-ce que vous voulez qu’ils fassent en arrivant : appeler, demander un devis, passer vous voir ?
C’est de là que sort la structure du site. Combien de pages, dans quel ordre, avec quels boutons. Parfois cinq suffisent. Souvent non. Un menuisier qui fait des escaliers, des cuisines et de la rénovation n’a aucun intérêt à tout entasser sur une page « Services ». Chaque métier mérite sa page, parce que chaque métier correspond à une recherche différente.
Et puis il y a tout ce qu’on ne voit pas : la vitesse de chargement, la sécurité, les sauvegardes, les mises à jour, les mentions légales, le bandeau cookies. Personne ne vous félicitera pour ça. Mais le jour où ça manque, vous le saurez. J’ai d’ailleurs rassemblé ces points dans une checklist avant mise en ligne.
Être en ligne, ce n’est pas être trouvé
C’est la confusion que je rencontre le plus souvent. Un site publié n’apparaît pas tout seul en première page de Google. Il faut aller le chercher.
Concrètement, ça commence par les mots que vos clients emploient vraiment. Personne ne cherche « menuiserie de qualité au savoir-faire artisanal ». On cherche « escalier bois sur mesure Rouen » ou « prix changement fenêtres Évreux ». Viennent ensuite les titres, les balises, les liens entre vos pages, les images allégées, la fiche Google Business, les avis clients…
Et il faut de la patience. Le référencement se construit sur des mois : on publie, on regarde ce qui remonte, on corrige. Un site livré en deux jours et plus jamais retouché, Google n’a aucune raison de le mettre en avant.
Sans chiffres, on pilote à l’aveugle
Là, c’est un peu mon dada (je forme même des étudiants là-dessus). Un site sans suivi, c’est une boutique sans compteur à l’entrée. Vous ne savez pas combien de gens passent, d’où ils viennent, ni pourquoi ils repartent sans vous contacter.
Installer Google Analytics n’est pas sorcier. Le régler pour qu’il vous dise quelque chose d’utile, c’est une autre histoire. Il faut définir ce qui compte comme une réussite (un devis envoyé, un appel, un clic sur l’itinéraire), respecter le RGPD, et croiser tout ça avec la Search Console pour savoir sur quelles recherches vous apparaissez.
Ces chiffres servent à décider. Une page attire du monde mais personne ne clique ? On la réécrit. Un service ne génère aucune visite ? On cherche pourquoi. J’en parle plus en détail dans mon guide pour mesurer la performance de son site avec GA4.
Des textes qui vous ressemblent
Faites l’expérience : demandez à une IA la page d’accueil d’un plombier. Puis d’un deuxième. Vous obtiendrez presque le même texte, avec les mêmes mots que personne ne lit vraiment : expertise, réactivité, à votre écoute.
Ce qui pousse un client à vous appeler vous, c’est ce qui vous rend différent. Votre façon de travailler, vos chantiers, votre secteur, votre parcours, ce que vous refusez de faire. Aucune IA ne peut l’inventer. Il faut en parler avec vous, et ça prend du temps.
Un site qui n’évolue jamais finit aussi par s’endormir. Publier de temps en temps un article qui répond à une vraie question de vos clients, du genre « combien coûte un escalier sur mesure ? » ou « bois ou alu pour mes fenêtres ? », c’est ce qui vous amène des visites pendant des années. Pas très glamour, mais redoutablement efficace.
Le GEO, ou comment se faire recommander par ChatGPT
Petite ironie au passage : l’IA qui permet de fabriquer ces sites au rabais est aussi en train de changer la façon dont on cherche. De plus en plus de gens ne tapent plus leur question dans Google. Ils la posent à ChatGPT, à Perplexity, ou se contentent de la réponse générée tout en haut de la page de résultats.
Le GEO (Generative Engine Optimization), c’est l’art de devenir une source que ces outils ont envie de citer. Des contenus clairs qui répondent précisément à une question. Les mêmes informations partout, sur votre site, votre fiche Google et les annuaires. Des données structurées que les machines savent lire. Et une expertise réelle sur votre sujet.
Un site rempli de phrases toutes faites n’a rien à apprendre à une IA. Elle a déjà lu les mêmes mille fois ailleurs.
Alors, combien coûte vraiment un site ?
Je vais peut-être vous décevoir : il n’y a pas de prix unique. Mais la bonne question n’est pas « combien ça coûte ? ». C’est « combien ça me rapporte ? ».
Un site à 89 € qui ne vous amène aucun contact, ce sont 89 € de trop. Un site plus cher qui vous apporte deux nouveaux clients par mois, lui, se rembourse vite. Ce que vous payez, au fond, ce n’est pas des pages. C’est le temps passé à rendre ces pages utiles.
Avant de signer quoi que ce soit, chez moi ou ailleurs, posez trois questions simples. Comment mes clients vont-ils trouver ce site ? Comment saurai-je s’il fonctionne ? Et qui s’en occupera dans six mois ? Si personne n’a de réponse, vous n’achetez pas un site. Vous achetez une jolie coquille vide. Et si vous voulez voir comment je travaille, tout est expliqué sur ma page création de site internet.
Questions fréquentes
Un site à 89 € peut-il suffire pour démarrer ?+
Combien de temps faut-il pour créer un site vraiment utile ?+
Quelle différence entre SEO et GEO ?+
Un site qui travaille pour vous, ça vous parle ?
Parlons de votre activité et de ce que votre site devrait vous apporter.